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· 1000 CINE LIVRES : 1- SERGIO LEONE
 

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Date de création : 04.03.2009
Dernière mise à jour : 27.10.2009
56 articles


1000-CINELIVRES :56-DEAN ET MOI par Jerry Lewis et James Kaplan Flammarion 2005

Publié le 27/10/2009 à 19:12 par 1000cinelivres
1000-CINELIVRES :56-DEAN ET MOI par Jerry Lewis et  James Kaplan Flammarion 2005

56-DEAN ET MOI par Jerry Lewis et James Kaplan Flammarion 2005


Le livre se lit à l’envers il commence par une rupture pour se terminer par des retrouvailles explicitant sa raison d’être : fêter un homme, une amitié .Effectivement le sieur Jerry Lewis de son état comédien, acteur, producteur et réalisateur américain,(1) note durant 300 pages sa carrière avec le crooner et acteur Dean Martin qui joua avec lui une quinzaine de films (2) de qualité largement inégale .

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Duo original devenu classique du chétif timide et introverti et du crooner véritable tombeur, cette fusion marcha durant une décennie et apporta la gloire à chacun . Mais Dean Martin et Jerry Lewis décidèrent de faire cavalier seul avec une carrière inégale de chaque côté : Le premier montra ses talents d’acteurs dans des drames et des westerns, le second poussa la curiosité à se mettre derrière la caméra et de créer son propre univers. Ce dernier véritable amoureux de son collègue lui porte cinquante après en publiant de livre de souvenirs qui est au-delà de cette amitié forte un portait de Hollywood des années 50-60 et de ses stars aux tempéraments tumultueux.





(1) né le 1 mars 1926 à Newark (New Jersey). Il est surtout connu comme humoriste et pour son engagement dans le Téléthon.

(2) De « My Friend Irma » en 1946 à « Pardners » en passant par « Artists and Models » du talentueux Frank Thashlin peut être leur meilleur film


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1000CINELIVRES :55-DICTIONAIRE DU CINEMA POPULAIRE

Publié le 24/10/2009 à 23:08 par 1000cinelivres
1000CINELIVRES :55-DICTIONAIRE DU CINEMA POPULAIRE
55- DICTIONAIRE DU CINEMA POPULAIRE 2009 NOUVEAU MONDE EDITION

Le cinéma populaire est par définition le cinéma du peuple, c’es à dire de la majorité et un cinéma ludique en grande partie. Cette Bible se propose de façon assez exhaustive d’étayer ces dires sur près de 900 pages et d’autant voire plus de photographies.
Ce pavé présente son sujet en 8 thèmes signalés par des logos. Prenons le secteur écrivain les deux auteurs en cite une petite dizaine notamment des contemporains (1) sans oublier les deux auteurs incontournables outre du roman populaire du ciné du même nom ; le talentueux Dumas, et le génial Hugo qui ensemble totalisent près de 400 adaptations (2) et qui démontrent assez bien leurs impacts aujourd’hui eux qui furent d’un autre siècle.


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Néanmoins les auteurs n’en oublient pas moins les auteurs qui abreuvèrent le cinéma français de leurs talents : Audiard et ses répliques cinglantes dans les films cultes (3) Kessel et ses aventuriers (4) Marcel Aymé et ses diatribes anti bourgeoises (5) Henri Jeanson dialoguiste brillant et spirituel qui travailla pour le ca nard enchainé et pour Jouvet notamment ( 6) et Boileau Narcejac ( 7) qui interpellèrent aussi Hitchcock (Sueurs froides ). Il est sympathique que soient nommés d’autres écrivains de renommée moindre mais de même talent comme Georges Conchon (8) et Jean Cosmos (9)

Peu de livres ont célébré ses écrivains et ses scénaristes et dialoguistes , un seul regret avoir classé Marcel Pagnol comme simple réalisateur et non comme écrivain à l’instar d’un Sacha Guitry largement fêté.


PS : nous reviendrons sur les autres pans de ce pavé sur le cinéma populaire français

(1) Simenon (père de Maigret personnage qui occupa la télé 3 décennies durant) Prévert (le poète populaire ) Zola (le peintre du peuple) – Simonin – Mac Orlan –

(2) Les 3 mousquetaires virent plus de 70 acteurs jouant d’Artagnan et « Les Misérables » 30 interprètes
de Jean Valjean avec l’acteur populaire par excellence Jean Gabin

(3) Les barbouzes – Ne nous fâchons pas – Un singe en hiver

(4) L’armée des ombres –La passante du Sans Souci

(5) La jument verte – La traversée vde Paris – Le passe muraille – Le chemin des écoliers : 4 films avec Bourvil

(6) Hôtel du nord – Entrée des artistes – copie conforme- Lady Paname –

(7) Les diaboliques avec Siumone Signoret

(8) Auteur d’œuvres fortes comme Sept morts sur ordonnance - Judith Therpauve - Noirs et blancs en couleur (oscar du meilleur film étranger)

(9) Qui travailla pour Tavernier aussi La fille de d'Artagnan- La vie et rien d'autre - Capitaine Conan et Laissez-passer (



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1000-CINELIVRES :54 Jean Pierre MOCKY « PENSEES, REPLIQUES ANECDOTES » 2009

Publié le 18/10/2009 à 19:12 par 1000cinelivres
1000-CINELIVRES :54 Jean Pierre MOCKY « PENSEES, REPLIQUES ANECDOTES » 2009
54 Jean Pierre MOCKY « PENSEES, REPLIQUES ANECDOTES »
Le cherche midi 2009

Le sieur Mocky revient à la charge où on le met au devant de la scène qu’importe ses reparties sont bels et bien là. Et voici notre franc tireur (Il avait commis un livre en 2006 «CETTE FOIS JE FLINGUE » en 2006 régler ses comptes à nouveau, lançant ses réparties à tout vent avec beaucoup d’humour et on rit souvent. Quelques perles provocatrices sont à citer : « Quand je vois un maire ou un député avec une belle bagnole et de belles chaussures, je sais qu’il à piquer dans la caisse » et « Je ne regrette pas de n’avoir jamais reçu aucune décoration quand je vois la tête des gens qui la portent »

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Une fois passé le Mocky s’auto parodiant, il nous reste le Mocky penseur, pertinent et analytique, il donne son avis sur tout vilipendant les films, les critiques, la société et ses travers, il tire sur ses cibles favorites : la religion et ses hypocrites, le cinéma avec ses journalistes à la manque qui critiquent plus qu’ils analysent. Il narre la difficulté de tourner ses films ( sa rencontre avec Malraux l’écrivain et ministre de la justice vaut son pesant d’or) tant leur contenu dérange, règle quelques comptes avec son humour vachard et son regard acerbe .
Même si l’homme est excessif et a le verbe haut ; il se montre compatissant, tolérant, drôle humain et sarcastique. Il met en avant avec grivoiserie son amour des femmes, du sexe et parle de ses 700 conquêtes. Si le livre est inégal comme ceux qui regroupent ce type de paroles, il n’en est pas moins captivant comme le bonhomme qui sans ses sautes d’humeurs et ses révoltes ne serait pas Mocky. Le livre se termine par un texte tiré d’une conférence sur « Le rire élastique et frondeur » c’est bien 2 qualités qu’on peut lui reconnaitre
l


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1000-CINELIVRES :53-LE CINEMA GOTHIQUE Un genre mutant De Valérie Palacios 2009

Publié le 10/10/2009 à 23:29 par 1000cinelivres
1000-CINELIVRES :53-LE CINEMA GOTHIQUE Un genre mutant De Valérie Palacios 2009
53-LE CINEMA GOTHIQUE Un genre mutant De Valérie Palacios
Edition Camion noir 2009



L’auteur s’évertue à définir le baroque plus comme une vision des choses qu’un apparat marginal d’une génération. Elle en raconte, de manière presque exhaustive enfin toujours bien documentée, la genèse en citant la littérature et l’histoire anglaise adjuvants de cette approche visuelle qui nous a donné de superbes films De Métropolis à Aliens en passant par Dracula de Tod Browning Edwards aux mains d’argent et Blade Runner soit dit en passant des chefs d’œuvre du genre fantastique . Pour Valérie Palacios le baroque n’est point une école, ni un mouvement mais bel et bien un style et une représentation omniprésente dans un genre bien défini surtout.

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Pour étayer ses dires, elle va assez adroitement ce genre mutant en l’abordant sous ses différentes images symboliques : « Les loups garous » avec sa plus belle illustration « La nuit du loup garou » de Terence Fisher 1961 « Les monstres » avec l’inévitable « Alien » de Ridley Scott 1979 « Le diable » figure emblématique avec sa plus terrible figure « l’exorciste» de William Friedkins en 1974 , « Les fantômes » « Les vampires » et sous ses deux penchants : Mysticisme et fétichisme

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L’auteur insiste bien sur la sexualité latente de ce cinéma qui par son traitement froid et chaleureux à la fois mit en émoi moult adolescents en émoi tant ce genre interpellait le spectateur, par l’effroi qu’il dégageait et par le miroir érotique qu’il instituait. Dès lors ce cinéma est –il un art fruste et noir, et révélateur de pensées sombres ? Mais pourquoi avoir ramené l’existence de la culture gothique à celle de la religion catholique ; n’est ce point un jugement réducteur qui omet de citer le cinéma yiddish avec « Le Dibbouk » et le cinéma asiatique très peu cité.
Néanmoins beaucoup éléments sont soulevés dans ce livre passionnant qui rappelle l’influence de ces films qui ne nous quittèrent point et même si nous ne partageons pas toujours l’appréciation et l’interprétation de ceux-ci, nous reconnaissons la pertinence de l’ouvrage, la qualité de l’approche et l’intérêt de sa lecture.


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1000-CINELIVRES 52 : -JAMES DEAN par Jean Philippe Guérand

Publié le 26/09/2009 à 05:54 par 1000cinelivres
1000-CINELIVRES 52 : -JAMES DEAN par Jean Philippe Guérand
52-JAMES DEAN par Jean Philippe Guérand 2005 Folio

L’homme est reproduit fidèlement dans ce livre on ne peut plus documenté ( 1) dans ses contradictions tout comme dans ses choix . James Dean est un être complexe que Jean Philippe Guérand semble avoir bien cerné et confirmé par les références précitées. L’auteur démontre que James Dean est un être hybride tour à tour épris, passionné et turbulent. Les conquêtes amoureuses (2) de cet être bi sexuel sont autant des histoires d’amour que des drames et démontrent l’instabilité affective et sociale de cet acteur qui devint ce qu’il admirait le plus une star comme Cliff et Brando ses idoles.

James Dean est peint non pas tellement comme un provocateur patenté, mais aussi comme un être ouvert curieux attiré par l’art photographique la littérature et le septième art , se passionnant et appréciant Hemingway et Tai , jouant Henry Bernstein montrant une grande exigence dans sa politique avant de redevenir l’enfant dissipé , insolent parfois capable des pires excentricités et des pires excès ; attitude typique d’un rebelle qui joua avec sa vie et celle des autres et qui se montra non guéri de l’enfance.

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Jean Philippe Guérand nous propose une des biographies les plus lumineuses sur cet acteur qui avait des secrets et dont la vie souvent trop romancée avait comme lui ses parts d’ombre. Un demi siècle plus tard nous comprenons pourquoi cet acteur si particulier ( 3) , si marginal qui cachait sa myopie derrière des lunettes à montures d’écailles restait un modèle pour une génération en mal d’identification et de représentation . Ce livre reste un de ses portraits des plus réalistes et des moins conformes que nous ayons lu même si parfois il donne dans la pathos et faire des comparaisons hasardeuses.



(1) Plus de 50 livres référenciés dont ceux de stars ayant tourné avec lui : Elisabeth Taylor – Carroll Baker – Elia Kazan etc.

(2) Les actrices Anna Maria Pier Angeli ,Mamie Van Doren , Terry Moore et Mailu Nurmi

(3) « Un acteur doit interpréter la vie et pour y parvenir, se livrer à toutes les expériences qu’elle lui offre . Au cours de sa brève existence, l’acteur doit apprendre à s’éveiller à la vie et dans ce combat , il doit être un surhomme ». disait il


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1000-CINELIVRES 51 :Brigitte Bardot « Par amour … et c’est tout » 2009

Publié le 23/09/2009 à 18:49 par 1000cinelivres
1000-CINELIVRES 51  :Brigitte Bardot «  Par amour … et c’est tout » 2009
Propos rassemblés par Emmanuel Boninini
Editions Alphée . jean Paul Bertrand 2009


Le livre surprend tant par sa forme que son contenu, tout deux sont sujets à caution car l’approche ne veut ni biographie, ni autobiographie, ni confession ni témoignage et semble laisser la star de côté. Le travail de Emmanuel Boninini est autant un règlement de comptes non avoué qui dame le pion aux détracteurs de son modèle qu’une justification présentant cette dernière comme une victime immolée par des médias aussi hostiles que son entourage du moins en partie.


L’approche est plaintive, longue et pesante et montrant une femme rebelle, entière excessive incomprise et surtout maladroite. L’auteur reprend à l’envi les déclarations écrites et autres propos qui selon ses dires ont présenté la star comme un être diabolique que tous ses déferlements oratoires ne sont que la traduction d’une injustice et l’expression d’une femme passionnée, aimante défenseur des animaux qu’elle défendait avec vigueur et énergie au prix parfois de paroles malheureuses


L’auteur revient sur ses querelles qui ont marginalisé son idole et qui montraient que celle-ci avait aussi des propos excessifs, désobligeants blessants et n’ayons pas peur des mots à consonance raciste qu’il est insuffisant de les faire passer pour le fruit d’un franc parler où d’une exaspération. La star possède et possédait un courage certain pour défendre ses droits et ceux de ses protégés.


La présentation de son cas semble aussi extrême, les accusations fussent, les cibles paraissent ciblées et dans ce fatras ressort une mauvaise odeur. Il est dommage que ne résulte de ce livre dont nous attentions plus vu la renommée et la carrière de notre BB national dont nous n’apprenons rien de plus sur son parcours exceptionnel d’actrice et de femme amoureuse. Dès lors le titre « Par amour … et c’est tout » ne justifie pas tout car par amour nous pouvons faire des choses regrettables et inavouables enfin terribles et critiquables. Si Emmanuel Boninini qualifie son idole « d’électron libre » cela ne justifie en rien son attitude ni ses choix politiques ni ses propos délibérés du type « Saint tropedé « pour Saint Tropez et sans se mettre au dessus de la mêlée gardons plutôt l’image de cette star adulée, reconnue, admirée qui irradiait par sa présence les films et non l’image ambiguë qui noircit la paysage.



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1000-CINELIVRES :50-JUJUBE de Juliette Gréco 1982 Stock

Publié le 13/09/2009 à 20:31 par 1000cinelivres
1000-CINELIVRES :50-JUJUBE de Juliette Gréco 1982 Stock


[COLOR=blue]Voici une autobiographie qui même un quart de siècle plus tard n’a rien perdu de son intérêt tant la verve et la personnalité de son auteur sont fortes. La narration est légère et aérienne Juliette Gréco se raconte, enfin raconte aussi la vie de Jujube son double comme pour instaurer un regard objectif et réaliste de son parcours atypique. « La muse de l’existentialisme » rit de ce qu’elle vit, s’émeut de ce qu’elle vit, se révolte de ce qu’elle traverse, s’indigne parfois avec vivacité contre les injustices et avance dans sa vie mouvementée , maltraitée par la guerre ( mère résistante et déportée) le racisme , l’intolérance et pourtant riche de rencontres artistiques et amoureuses

De ses rencontres elle parle avec justesse de tous ses hommes qui ont traversé son chemin : le possessif Darryl F Zanuck impressionnant producteur, les acteurs Philippe Lemaire et Michel Piccoli qui firent partie de sa vie privée sans omettre Miles Davis , les écrivains Sartre , Beauvoir , Vian son « frère incestueux »Mauriac et Mac Orlan . Jujube nous parle aussi de la chanteuse Gréco qui remua la chanson avec son « Déshabiller moi » et cautionnera Abd Al Malik , de l’actrice qui fricota avec le cinéma sans persistance et ce fut seulement la télévision qui immortalisera son personnage avec le désormais reconnu « Belphégor »

Il sort de ce livre, véritable combat non seulement d’une femme, d’un être humain qui réclame outre son droit à la différence en ne se pliant point aux us et coutumes sociétales , celui d’existe et d’être maitre de ses choix et d’ailleurs l’un des derniers paragraphes revendique cette attitude qui dans les années 50-60 était synonyme de marginalité et de révolte : « Du plus profond de son silence la voix de Jujube va naître, Jujube ne faut pas crever ,il lui faut être reconnaitre .exister. Vivre. Debout .Même couchée, debout sans forces. Seule. Debout à n’en pouvoir plus pouvoir. »

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1000CINELIVRES: 49 TANT QUE MON CŒUR BATTRA de Mireille DARC

Publié le 01/09/2009 à 22:42 par 1000cinelivres
1000CINELIVRES: 49 TANT QUE MON CŒUR BATTRA de Mireille DARC
49–TANT QUE MON CŒUR BATTRA de Mireille DARC « Mémoires »
XO Editions 2005

La starlette des années 60-70 qui devient une star de télé des années 90 se raconte en tan qu’actrice et que femme amoureuse. Elle parle de ses débuts hésitants passant de films mineurs à des films populaires notamment sous l’égide de Georges Lautner et de Yves Robert.Avec le premier elle tournera « Les Barbouzes» « Ne nous fâchons pas « et savoure la compagnie des joyeux drilles et bons copains qu’étaient Ventura, Blier , Francis Blanche et la verve d’un Michel Audiard mais c’est « Galia « qui allait en faire le symbole de la libération sexuelle , de la femme affranchie en 1966 , deux ans avant les événements de mai et dont les dialogues directs et crus choqueront plus d’un ( « Vous êtes frigide » « Et votre mari , il saute de temps en temps » ; une célébrité qui raconte t- elle l’étouffe et l’emprisonne et contre laquelle pour lutter , se fera engager chez Godard. Du second elle retiendra outre un côté chaleureux, une robe au décolleté dorsal émouvant qui fera le tour des spectateurs dans « Le grand blond avec une chaussure noire »


Puis elle s’émeut de se découvrir une vocation de journaliste et une moindre de réalisatrice qui lui fait se rapprocher de la condition féminine. Elle n’oublie point sa nouvelle carrière télévisuelle avec « Les coeurs brûlés » et « Terre indigo"Ajoutons à ce fructueux parcours, un autre amoureux tout aussi riche et diversifiée notamment avec Alain Delon dont elle pose un portait empreint d’admiration, de passion et d’amour. Et ce cœur si chahuté le sera lors d’une opération à cœur ouvert .


Mireille Darc semble heureuse et sereine, charmée et charmante , épanouie et libre se rapprochant de plus en plus de Galia , c’est normal et logique elle a un atout cœur dans son jeu .


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1000CINELIVRES ; 48 FRANCE –HOLLYWOOD par v Martin Barnier et Raphaëlle Moine

Publié le 17/08/2009 à 19:41 par 1000cinelivres
1000CINELIVRES ; 48  FRANCE –HOLLYWOOD par v  Martin Barnier et Raphaëlle Moine
48-Réciprocité d’influence dans les cinémas français et américain
FRANCE –HOLLYWOOD Ouvrage cordonné par Martin Barnier et Raphaëlle Moine
Echanges cinématographiques et identités nationales) Edition L’Harmattan 2002


Nous nous rappelons une soirée de la remise des Césars où l’acteur Jean Pierre Bacri osait dénoncer un certain impérialisme américain devant un parterre de personnalités françaises et américaines. Cette tension était elle nouvelle où le résultat d’autres. Quelles relations existaient entre les deux pays quand nous savons que les échanges de produits, d’acteurs, de metteurs en scène, de scénarios eurent bien lieu et que ces exportations ne se passèrent guère sans remous. C’est le sujet de cette étude collective.

Ces contreparties entre les pays précités se réalisèrent elles pas sans perte de l’identité culturelle, de par ailleurs les français émigrés eussent il à rougir, à se culpabiliser de leurs choix . A suivre les firmes françaises qui tentèrent de s’installer dès 1910 dans le pays des dollars comme Pathé, Gaumont et la société de Méliès(1), si ces groupes acquirent une suprématie, elle fut momentanée à en croire les auteurs et tout aussi décevantes que le parcours de vedettes françaises exilées à Hollywood.(2) bien après que les films furent non pas doublés, ni sous titrés mais tournés en plusieurs versions avec les mêmes acteurs principaux. La vie française intriguait ses nouveaux partenaires réciproquement.

Les influences et les enrichissements communs n’effacèrent point la difficulté pour les représentants français d’être autre dans ce pays démocrate, de réussir une carrière surtout si on n’est pas conformes. Fascination et directives de conduite qui se répètent avec le cinéma asiatique de nos jours (3).Le cinéma américain est il nationaliste lui qui a transformé le septième art en première industrie, est –il peu réceptif au travail d’autrui , notamment de la France, de l’Europe aussi pourtant beaucoup de cinéastes comme Luc Besson et de producteurs comme Jean Marie Messier firent des films grand public donc plus exportables. (4) .
Influence qui se répéta quand le pays de l’oncle Sam décida dès les années 80 de retourner des films populaires --plutôt que d’instaurer un doublage ou des sous titres – Cela alla de « trois hommes et un couffin » à « Bout de souffle ». Ces remakes (5)selon Raphaëlle Moine ne sont point transcendants, ni pertinents mais plutôt une perte de l’identité , une défrancisation , ils sont plus faibles que l’original (6) comme tout remake qui se respecte. Ces échanges connurent leurs période de trouble, de distanciation, de rupture entre les deux pays avec le film de Stanley Kubrick « Les sentiers de la gloire » produit par l’acteur principal Kirk Douglas francophile mariée à une française. Ce film racontait les mutineries françaises en 1914-1918 et l’exécution de soldats français par les leurs. Le film connut désapprobation générale, des violences lors de sa projection en Belgique et une interdiction en France jusqu’en 1975.

Cette étude collective méritante – avec une petite critique quant aux chapitres en anglais non traduits-(7) traite d’un sujet rarement traité, en retraçant la difficile d’histoire d’amour entre deux pays antagonistes par leur culture, leur éducation et leur politique. Malgré cette admiration respective, cette envie commune et cette restriction d’appartenance, il y eut des deux bords une hantise de perte d’identité et de suprématie. Ces rapports passionnels sont présentés comme une psychose, une peur, un refus d’assimilation, une demande d’asservissement du vassal américain au suzerain français, conduite que ce dernier refuse aux premier sans pour cela rompre des relations parfois fructueuses (8) Une étude passionnante de bout à bout et qui retrace un divorce continuel à l’inverse des productions européennes

(1) les anglais et les italiens se frottèrent aussi avec le même insuccès à la suprématie cinématographique américaine.

(2) Comme Danielle Darrieux,, Micheline Presle, et Michèle Morgan qui dans les annèes 39-45 ne firent point de film mémorable -et qui souvent remarquent les auteurs donnèrent l’image d’une femme française hostile troublante ou passéiste, cette dernière vision ambiguë quand l’allemand occupait le sol français -à l’instar d’un Maurice Chevalier qui tourna avec Lubitsch trois films et fit une carrière aux USA de 1929 à 1966 ne tournant que 5 films français durant cette période et Marcel Dalio l’oublié du livre qui eut une carrière plus longue , mais moins riche que Chevalier bien qu’il tourna de 1942 à 1970 avec Sternberg, Hawks,Wilder, Ford , Huston mais en second ou troisième rôle.

(3) Enrôlement de personnalités comme les réalisateurs John Woo, Ringo Lam et les acteurs (Jet Li, Jacky Chang et Chow Yun Fat)

(4) C’est à dire pour tous les publics :Yamakasi , le pacte des loups, Vidocq qui par leur moyens et leur traitement sont très prés du cinéma américain.

(5) Les films repris sont : Le retour de Martin Guerre, Nikita, Mon père ce héros (toujours avec Depardieu) « Boudu sauvé des eaux » ce chef d’œuvre qui n’avait pas besoin de remise en forme, Le grand blond avec une chaussure noire, la totale , etc….

(6) Exception faite de « L’armée des douze singes qui est une vision intelligente , novatrice de « La jetée » de Chris Marker et qui demeure « L’exemple d’un transfert culturel »

(7) Migration and immigration : :French passion and American film par Hilary Radner qui s’interroge sur la mode française et le cinéma américain au travers de la figure emblématique de Audery Hepburn actrice américaine habillé dans ses films par un couturier français. et « A nation for export : American western » qui rappelle que ce genre fut un processus efficace d’identification , donc un marché exportable. ce choix délibéré de non traduction en français après un discours sur l’identité, l’échange et la reconnaissance donne t - il raison aux auteurs. ?

(8) Surtout quand nous apprenons que beaucoup de films américains sont co produits par des capitaux français (Canal +)



Maurice Chevalier chez Ernst Lubitsch
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1000CINELIVRES :47-HISTOIRE DE MA VIE par Charles Chaplin

Publié le 23/06/2009 à 22:54 par 1000cinelivres
1000CINELIVRES :47-HISTOIRE   DE   MA    VIE par Charles Chaplin
47-HISTOIRE DE MA VIE par Charles Chaplin 2002 Robert Laffont


Cette année ( 2002) restera celle de Chaplin sur le plan cinématographique., avec la réédition de ce livre autobiographique, nous apprenons plus sur l’homme que sur le génie créatif. Cet artiste né de famille pauvre à Londres dut se battre dès son plus jeune âge dans l’Angleterre élisabéthaine, contre la pauvreté , contre un Hollywood trop directif pour l’indépendant qu’il voulait être , contre une Amérique hostile pour l’esprit libre qui se proclamait et l’homme politique qu’il revendiquait. Celui qui occupa avec son personnage universel Charlot les écrans durant 25 ans pour l’abandonner après le Dictateur, fréquenta les têtes les plus illustres du vingtième cercle :Picasso, Enrico Caruso, Georges Bernard Shaw, Churchill, Ghandhi, Einstein Rachmanikov, Stravinsky et des politiques : Lord Mounbatten, Roosevelt, Neru, Chou En Laï ainsi que « La Mecque du cinéma »(1) pour donner corps à son œuvre. Eternel coureur, fidèle en amitié (il garda comme employée durant tout vie une actrice du temps du muet qui pourtant ne tournait plus avec elle, ne rompant pas ainsi le rare lien qu’il lui rappelait ses années difficiles) et en amour il eut plusieurs fois les ligues moralistes américaines sur le dos et dut répondre d’accusations de paternité non reconnu.

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Chaplin gardera grief contre cette Amérique pudibonde qu’il quittera, refusant toujours de se faire naturaliser, le génie ne supportant plus la trop grande ingérence de son pays d’accueil dans sa vie privée (soupçonné d’être communiste, reproche de s’immiscer trop dans la vie politique américaine – la réalisation du dictateur ne lui fut pas pardonné en 1940 ) . Qu’importe Charles Chaplin montrera qu’il était le plus grand créateur comique du XX ième siècle , un génie du cinéma qui créa un homme quelconque ordinaire mi clochard mi vagabond qui traverse les contradictions de son rtemps et les contrariétés de la société américaine et contrairement à ce qu’il est donné comme acquis , l’inconnu ne porte pas d’identité ; il est « L’homme sans nom »En France il restera connu comme Charlot ( nom inventé par un français ). Il toucha au sublime quand il ajouta au pamphlet ( celui des « Temps modernes » est dénonciateur et violent ) du pathétique , de la tendresse et une grande émotion.


(1) surnom donné pour Hollywood


EXTRAIT du dictateur en Français

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