Publié le 21/11/2009 à 12:01 par 1000cinelivres
58 CLAUDE Nathalie Rheims Editions Léo Scheer 2009
Claude c’est Claude Berri l’artiste multiforme qui fut acteur, scénariste, réalisateur et producteur Nous lui devons des films comme « Le vieil homme et l’enfant – Germinal – Jean de Florette et dernièrement « Trésor » avec Mathilde Seigner et Alain Chabat et d’autres encore comme réalisateur (1) L’artiste qui fut le compagnon de l’auteure est peint avec une grande dévotion comme un homme qui doute, s’interroge, s’emballe et se passionne et inocule ses passions à sa moitié.
Ce grand petit homme restera outre pour le septième un grand producteur ( 2) pour la narratrice un personnage aimant , bouleversant et attachant. Celle ci nous interpelle avec ses mots sur le deuil, l’absence et sur les souvenirs ; ce passé qui aide à pallier aux deux et à affronter le vide et la vie.
Cet écrit autobiographique, pathétique, nostalgique certes mais vivant et dynamique distant le simple livre de cinéma pour une’ approche littéraire d’une histoire d’amour enivrante. L’artiste évoqué en débordait pour les gens et pour l’Art dont l’amour ne se résumait pas qu’au cinéma mais à la peinture, à la sculpture et à la photo, Claude Berri disait en substance : « Je m’amuse cela ne se voit pas »
Claude de Nathalie Rheims reste une chronique tendre d’une défragmentation, émouvante à plus de titre et reste un témoignage de belle littérature du bonheur, de l’amour et de la passion .
(1) Uranus – Lucie Aubrac –Tchao pantin –
(2) 60 films à son actif mêlant cinéma ambitieux (J.J. Annaud Polanski – Forman –Costas Gavras ) et cinoche ( « Les rois mages » – « Astérix »- « Banzai » – « Inspecteur La bavure » ) et obtenant succès et reconnaissance dans les deux genres avec « Bienvenue chez les Ch‘tis » et « La graine et le mulet »
Publié le 14/11/2009 à 10:30 par 1000cinelivres
57 – GRACE KELLY par Donald Spoto Presses de la cité 2009
Voilà un livre au ton péremptoire qui aborde la vie de cette actrice charismatique et de la dame de Monaco d’où l’approche people du personnage. Ses amours et sa tendance à ouvrir les bras à tout bellâtre de Hollywood nous renseigne sur la personnalité de cette femme qui a cru que son mariage avec un prince serait un prolongement du rêve américain.
Dès lors celle qui a connu deux vies envieuses se sent dominé par la seconde et rêvera souvent de retourner vers la première. De son parcours artistique l’auteur ne parle que de ses amourettes avec William Holden, Jean Pierre Aumont , elle qui revendiquait un autre cinéma : « J’aurais voulu faire mois de films en couleur, et plus de d’œuvres sérieuses en noir et blanc » méritait une présentation autre d’un biographe qui se vante d’avoir écrit le premier livre analytique – il avait oublié de citer celui de Truffaut, premier en la matière - des films de Hitchcock .
C’est justement avec celui-ci que Grace Kelly tourna, tournera et immortalisera son image en lui offrant des films superbes : « Le meurtre était presque parfait – Fenêtre sur cour – la main au collet ». Donald Spoto se repose sur la période la plus créatrice de son modèle ( 1950-1956 ) et sur les 11 films qu’elle engendra , sur les interviews qu’il put avoir avec Grace Kelly et ceux de son entourage artistique. Une chose est certaine à la fin de ce livre que Grace Kelly a légèrement nui à celle qui l’incarnait et rêvait peut –être d’autres horizons, et tourna un film ultime inachevé comme la concrétisation d’un monde abandonné.
Publié le 27/10/2009 à 19:12 par 1000cinelivres

56-DEAN ET MOI par Jerry Lewis et James Kaplan Flammarion 2005
Le livre se lit à l’envers il commence par une rupture pour se terminer par des retrouvailles explicitant sa raison d’être : fêter un homme, une amitié .Effectivement le sieur Jerry Lewis de son état comédien, acteur, producteur et réalisateur américain,(1) note durant 300 pages sa carrière avec le crooner et acteur Dean Martin qui joua avec lui une quinzaine de films (2) de qualité largement inégale .
Duo original devenu classique du chétif timide et introverti et du crooner véritable tombeur, cette fusion marcha durant une décennie et apporta la gloire à chacun . Mais Dean Martin et Jerry Lewis décidèrent de faire cavalier seul avec une carrière inégale de chaque côté : Le premier montra ses talents d’acteurs dans des drames et des westerns, le second poussa la curiosité à se mettre derrière la caméra et de créer son propre univers. Ce dernier véritable amoureux de son collègue lui porte cinquante après en publiant de livre de souvenirs qui est au-delà de cette amitié forte un portait de Hollywood des années 50-60 et de ses stars aux tempéraments tumultueux.
(1) né le 1 mars 1926 à Newark (New Jersey). Il est surtout connu comme humoriste et pour son engagement dans le Téléthon.
(2) De « My Friend Irma » en 1946 à « Pardners » en passant par « Artists and Models » du talentueux Frank Thashlin peut être leur meilleur film
Publié le 24/10/2009 à 23:08 par 1000cinelivres
55- DICTIONAIRE DU CINEMA POPULAIRE 2009 NOUVEAU MONDE EDITION
Le cinéma populaire est par définition le cinéma du peuple, c’es à dire de la majorité et un cinéma ludique en grande partie. Cette Bible se propose de façon assez exhaustive d’étayer ces dires sur près de 900 pages et d’autant voire plus de photographies.
Ce pavé présente son sujet en 8 thèmes signalés par des logos. Prenons le secteur écrivain les deux auteurs en cite une petite dizaine notamment des contemporains (1) sans oublier les deux auteurs incontournables outre du roman populaire du ciné du même nom ; le talentueux Dumas, et le génial Hugo qui ensemble totalisent près de 400 adaptations (2) et qui démontrent assez bien leurs impacts aujourd’hui eux qui furent d’un autre siècle.
Néanmoins les auteurs n’en oublient pas moins les auteurs qui abreuvèrent le cinéma français de leurs talents : Audiard et ses répliques cinglantes dans les films cultes (3) Kessel et ses aventuriers (4) Marcel Aymé et ses diatribes anti bourgeoises (5) Henri Jeanson dialoguiste brillant et spirituel qui travailla pour le ca nard enchainé et pour Jouvet notamment ( 6) et Boileau Narcejac ( 7) qui interpellèrent aussi Hitchcock (Sueurs froides ). Il est sympathique que soient nommés d’autres écrivains de renommée moindre mais de même talent comme Georges Conchon (8) et Jean Cosmos (9)
Peu de livres ont célébré ses écrivains et ses scénaristes et dialoguistes , un seul regret avoir classé Marcel Pagnol comme simple réalisateur et non comme écrivain à l’instar d’un Sacha Guitry largement fêté.
PS : nous reviendrons sur les autres pans de ce pavé sur le cinéma populaire français
(1) Simenon (père de Maigret personnage qui occupa la télé 3 décennies durant) Prévert (le poète populaire ) Zola (le peintre du peuple) – Simonin – Mac Orlan –
(2) Les 3 mousquetaires virent plus de 70 acteurs jouant d’Artagnan et « Les Misérables » 30 interprètes
de Jean Valjean avec l’acteur populaire par excellence Jean Gabin
(3) Les barbouzes – Ne nous fâchons pas – Un singe en hiver
(4) L’armée des ombres –La passante du Sans Souci
(5) La jument verte – La traversée vde Paris – Le passe muraille – Le chemin des écoliers : 4 films avec Bourvil
(6) Hôtel du nord – Entrée des artistes – copie conforme- Lady Paname –
(7) Les diaboliques avec Siumone Signoret
(8) Auteur d’œuvres fortes comme Sept morts sur ordonnance - Judith Therpauve - Noirs et blancs en couleur (oscar du meilleur film étranger)
(9) Qui travailla pour Tavernier aussi La fille de d'Artagnan- La vie et rien d'autre - Capitaine Conan et Laissez-passer (
Publié le 18/10/2009 à 19:12 par 1000cinelivres
54 Jean Pierre MOCKY « PENSEES, REPLIQUES ANECDOTES »
Le cherche midi 2009
Le sieur Mocky revient à la charge où on le met au devant de la scène qu’importe ses reparties sont bels et bien là. Et voici notre franc tireur (Il avait commis un livre en 2006 «CETTE FOIS JE FLINGUE » en 2006 régler ses comptes à nouveau, lançant ses réparties à tout vent avec beaucoup d’humour et on rit souvent. Quelques perles provocatrices sont à citer : « Quand je vois un maire ou un député avec une belle bagnole et de belles chaussures, je sais qu’il à piquer dans la caisse » et « Je ne regrette pas de n’avoir jamais reçu aucune décoration quand je vois la tête des gens qui la portent »
Une fois passé le Mocky s’auto parodiant, il nous reste le Mocky penseur, pertinent et analytique, il donne son avis sur tout vilipendant les films, les critiques, la société et ses travers, il tire sur ses cibles favorites : la religion et ses hypocrites, le cinéma avec ses journalistes à la manque qui critiquent plus qu’ils analysent. Il narre la difficulté de tourner ses films ( sa rencontre avec Malraux l’écrivain et ministre de la justice vaut son pesant d’or) tant leur contenu dérange, règle quelques comptes avec son humour vachard et son regard acerbe .
Même si l’homme est excessif et a le verbe haut ; il se montre compatissant, tolérant, drôle humain et sarcastique. Il met en avant avec grivoiserie son amour des femmes, du sexe et parle de ses 700 conquêtes. Si le livre est inégal comme ceux qui regroupent ce type de paroles, il n’en est pas moins captivant comme le bonhomme qui sans ses sautes d’humeurs et ses révoltes ne serait pas Mocky. Le livre se termine par un texte tiré d’une conférence sur « Le rire élastique et frondeur » c’est bien 2 qualités qu’on peut lui reconnaitre
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Publié le 10/10/2009 à 23:29 par 1000cinelivres
53-LE CINEMA GOTHIQUE Un genre mutant De Valérie Palacios
Edition Camion noir 2009
L’auteur s’évertue à définir le baroque plus comme une vision des choses qu’un apparat marginal d’une génération. Elle en raconte, de manière presque exhaustive enfin toujours bien documentée, la genèse en citant la littérature et l’histoire anglaise adjuvants de cette approche visuelle qui nous a donné de superbes films De Métropolis à Aliens en passant par Dracula de Tod Browning Edwards aux mains d’argent et Blade Runner soit dit en passant des chefs d’œuvre du genre fantastique . Pour Valérie Palacios le baroque n’est point une école, ni un mouvement mais bel et bien un style et une représentation omniprésente dans un genre bien défini surtout.
Pour étayer ses dires, elle va assez adroitement ce genre mutant en l’abordant sous ses différentes images symboliques : « Les loups garous » avec sa plus belle illustration « La nuit du loup garou » de Terence Fisher 1961 « Les monstres » avec l’inévitable « Alien » de Ridley Scott 1979 « Le diable » figure emblématique avec sa plus terrible figure « l’exorciste» de William Friedkins en 1974 , « Les fantômes » « Les vampires » et sous ses deux penchants : Mysticisme et fétichisme
L’auteur insiste bien sur la sexualité latente de ce cinéma qui par son traitement froid et chaleureux à la fois mit en émoi moult adolescents en émoi tant ce genre interpellait le spectateur, par l’effroi qu’il dégageait et par le miroir érotique qu’il instituait. Dès lors ce cinéma est –il un art fruste et noir, et révélateur de pensées sombres ? Mais pourquoi avoir ramené l’existence de la culture gothique à celle de la religion catholique ; n’est ce point un jugement réducteur qui omet de citer le cinéma yiddish avec « Le Dibbouk » et le cinéma asiatique très peu cité.
Néanmoins beaucoup éléments sont soulevés dans ce livre passionnant qui rappelle l’influence de ces films qui ne nous quittèrent point et même si nous ne partageons pas toujours l’appréciation et l’interprétation de ceux-ci, nous reconnaissons la pertinence de l’ouvrage, la qualité de l’approche et l’intérêt de sa lecture.
Publié le 26/09/2009 à 05:54 par 1000cinelivres
52-JAMES DEAN par Jean Philippe Guérand 2005 Folio
L’homme est reproduit fidèlement dans ce livre on ne peut plus documenté ( 1) dans ses contradictions tout comme dans ses choix . James Dean est un être complexe que Jean Philippe Guérand semble avoir bien cerné et confirmé par les références précitées. L’auteur démontre que James Dean est un être hybride tour à tour épris, passionné et turbulent. Les conquêtes amoureuses (2) de cet être bi sexuel sont autant des histoires d’amour que des drames et démontrent l’instabilité affective et sociale de cet acteur qui devint ce qu’il admirait le plus une star comme Cliff et Brando ses idoles.
James Dean est peint non pas tellement comme un provocateur patenté, mais aussi comme un être ouvert curieux attiré par l’art photographique la littérature et le septième art , se passionnant et appréciant Hemingway et Tai , jouant Henry Bernstein montrant une grande exigence dans sa politique avant de redevenir l’enfant dissipé , insolent parfois capable des pires excentricités et des pires excès ; attitude typique d’un rebelle qui joua avec sa vie et celle des autres et qui se montra non guéri de l’enfance.
Jean Philippe Guérand nous propose une des biographies les plus lumineuses sur cet acteur qui avait des secrets et dont la vie souvent trop romancée avait comme lui ses parts d’ombre. Un demi siècle plus tard nous comprenons pourquoi cet acteur si particulier ( 3) , si marginal qui cachait sa myopie derrière des lunettes à montures d’écailles restait un modèle pour une génération en mal d’identification et de représentation . Ce livre reste un de ses portraits des plus réalistes et des moins conformes que nous ayons lu même si parfois il donne dans la pathos et faire des comparaisons hasardeuses.
(1) Plus de 50 livres référenciés dont ceux de stars ayant tourné avec lui : Elisabeth Taylor – Carroll Baker – Elia Kazan etc.
(2) Les actrices Anna Maria Pier Angeli ,Mamie Van Doren , Terry Moore et Mailu Nurmi
(3) « Un acteur doit interpréter la vie et pour y parvenir, se livrer à toutes les expériences qu’elle lui offre . Au cours de sa brève existence, l’acteur doit apprendre à s’éveiller à la vie et dans ce combat , il doit être un surhomme ». disait il
Publié le 23/09/2009 à 18:49 par 1000cinelivres
Propos rassemblés par Emmanuel Boninini
Editions Alphée . jean Paul Bertrand 2009
Le livre surprend tant par sa forme que son contenu, tout deux sont sujets à caution car l’approche ne veut ni biographie, ni autobiographie, ni confession ni témoignage et semble laisser la star de côté. Le travail de Emmanuel Boninini est autant un règlement de comptes non avoué qui dame le pion aux détracteurs de son modèle qu’une justification présentant cette dernière comme une victime immolée par des médias aussi hostiles que son entourage du moins en partie.
L’approche est plaintive, longue et pesante et montrant une femme rebelle, entière excessive incomprise et surtout maladroite. L’auteur reprend à l’envi les déclarations écrites et autres propos qui selon ses dires ont présenté la star comme un être diabolique que tous ses déferlements oratoires ne sont que la traduction d’une injustice et l’expression d’une femme passionnée, aimante défenseur des animaux qu’elle défendait avec vigueur et énergie au prix parfois de paroles malheureuses
L’auteur revient sur ses querelles qui ont marginalisé son idole et qui montraient que celle-ci avait aussi des propos excessifs, désobligeants blessants et n’ayons pas peur des mots à consonance raciste qu’il est insuffisant de les faire passer pour le fruit d’un franc parler où d’une exaspération. La star possède et possédait un courage certain pour défendre ses droits et ceux de ses protégés.
La présentation de son cas semble aussi extrême, les accusations fussent, les cibles paraissent ciblées et dans ce fatras ressort une mauvaise odeur. Il est dommage que ne résulte de ce livre dont nous attentions plus vu la renommée et la carrière de notre BB national dont nous n’apprenons rien de plus sur son parcours exceptionnel d’actrice et de femme amoureuse. Dès lors le titre « Par amour … et c’est tout » ne justifie pas tout car par amour nous pouvons faire des choses regrettables et inavouables enfin terribles et critiquables. Si Emmanuel Boninini qualifie son idole « d’électron libre » cela ne justifie en rien son attitude ni ses choix politiques ni ses propos délibérés du type « Saint tropedé « pour Saint Tropez et sans se mettre au dessus de la mêlée gardons plutôt l’image de cette star adulée, reconnue, admirée qui irradiait par sa présence les films et non l’image ambiguë qui noircit la paysage.
Publié le 13/09/2009 à 20:31 par 1000cinelivres

[COLOR=blue]Voici une autobiographie qui même un quart de siècle plus tard n’a rien perdu de son intérêt tant la verve et la personnalité de son auteur sont fortes. La narration est légère et aérienne Juliette Gréco se raconte, enfin raconte aussi la vie de Jujube son double comme pour instaurer un regard objectif et réaliste de son parcours atypique. « La muse de l’existentialisme » rit de ce qu’elle vit, s’émeut de ce qu’elle vit, se révolte de ce qu’elle traverse, s’indigne parfois avec vivacité contre les injustices et avance dans sa vie mouvementée , maltraitée par la guerre ( mère résistante et déportée) le racisme , l’intolérance et pourtant riche de rencontres artistiques et amoureuses
De ses rencontres elle parle avec justesse de tous ses hommes qui ont traversé son chemin : le possessif Darryl F Zanuck impressionnant producteur, les acteurs Philippe Lemaire et Michel Piccoli qui firent partie de sa vie privée sans omettre Miles Davis , les écrivains Sartre , Beauvoir , Vian son « frère incestueux »Mauriac et Mac Orlan . Jujube nous parle aussi de la chanteuse Gréco qui remua la chanson avec son « Déshabiller moi » et cautionnera Abd Al Malik , de l’actrice qui fricota avec le cinéma sans persistance et ce fut seulement la télévision qui immortalisera son personnage avec le désormais reconnu « Belphégor »
Il sort de ce livre, véritable combat non seulement d’une femme, d’un être humain qui réclame outre son droit à la différence en ne se pliant point aux us et coutumes sociétales , celui d’existe et d’être maitre de ses choix et d’ailleurs l’un des derniers paragraphes revendique cette attitude qui dans les années 50-60 était synonyme de marginalité et de révolte : « Du plus profond de son silence la voix de Jujube va naître, Jujube ne faut pas crever ,il lui faut être reconnaitre .exister. Vivre. Debout .Même couchée, debout sans forces. Seule. Debout à n’en pouvoir plus pouvoir. »
Publié le 01/09/2009 à 22:42 par 1000cinelivres
49–TANT QUE MON CŒUR BATTRA de Mireille DARC « Mémoires »
XO Editions 2005
La starlette des années 60-70 qui devient une star de télé des années 90 se raconte en tan qu’actrice et que femme amoureuse. Elle parle de ses débuts hésitants passant de films mineurs à des films populaires notamment sous l’égide de Georges Lautner et de Yves Robert.Avec le premier elle tournera « Les Barbouzes» « Ne nous fâchons pas « et savoure la compagnie des joyeux drilles et bons copains qu’étaient Ventura, Blier , Francis Blanche et la verve d’un Michel Audiard mais c’est « Galia « qui allait en faire le symbole de la libération sexuelle , de la femme affranchie en 1966 , deux ans avant les événements de mai et dont les dialogues directs et crus choqueront plus d’un ( « Vous êtes frigide » « Et votre mari , il saute de temps en temps » ; une célébrité qui raconte t- elle l’étouffe et l’emprisonne et contre laquelle pour lutter , se fera engager chez Godard. Du second elle retiendra outre un côté chaleureux, une robe au décolleté dorsal émouvant qui fera le tour des spectateurs dans « Le grand blond avec une chaussure noire »
Puis elle s’émeut de se découvrir une vocation de journaliste et une moindre de réalisatrice qui lui fait se rapprocher de la condition féminine. Elle n’oublie point sa nouvelle carrière télévisuelle avec « Les coeurs brûlés » et « Terre indigo"Ajoutons à ce fructueux parcours, un autre amoureux tout aussi riche et diversifiée notamment avec Alain Delon dont elle pose un portait empreint d’admiration, de passion et d’amour. Et ce cœur si chahuté le sera lors d’une opération à cœur ouvert .
Mireille Darc semble heureuse et sereine, charmée et charmante , épanouie et libre se rapprochant de plus en plus de Galia , c’est normal et logique elle a un atout cœur dans son jeu .